Bloc de prise d'air
Fil ouvert par alainH
- Posté le 05/12/2020
Dernière modification par alainH le 05/12/2020.
Bonjour à tous,
Pour faire suite à la discussion concernant les moteurs Alsthom et leur consommation excessive en air, je cherche à faire le lien avec les différents projets de prise d'air dans les ouvrages de la RF Metz, projets restés sans suite d'ailleurs.
1 - je cherche donc des renseignements précis quant aux dates des projets connus et l'implantation présumée de ces prises d'air.
2 - D'ailleurs, aurait-il un document général codifiant ces prises d'air et leur fonction ? J'ignore son existence ou pas.
Complément: dans son répertoire des notices (annexe à sa Muraille), le colonel Ph Truttmann indique :
> Note relative à la création de prises d'air supplémentaires
> note relative aux pertes de charge dans les prises d'air supplémentaires
toutes deux datées du 17 décembre 1937.
Qui les connaîtrait ?
3 - D'autre part, en relisant mes notes, je (re)découvre qu'une prise d'air était prévue au Billig. Or, cet ouvrage n'aurait pas été équipé en moteurs Alsthom ??? Point à revoir ?
Merci à tous pour vos commentaires.
alainH
Réponse de mathieju - Posté le 05/12/2020
Bonsoir Alain,
Voici ce que j’ai retrouvé dans les archives du Galgenberg sur le sujet. Il y a deux croquis joints à un rapport 639/S du Chef de Bataillon Genet, mais je n’ai malheureusement pas ce rapport qui serait intéressant. Je fouillerai de nouveau à l’occasion post-confinement pour vérifier s’il n’a pas échappé à mon attention.
A noter que la branche (du T) de la galerie des câbles qui aurait dû être prolongée vers la prise d’air n’existe pas sur des plans d’ensemble de 1931. Elle est repérée sur un document de 1936, et a dû être ajoutée entre temps pour recevoir la connexion électrique avec le Kobenbusch (noté « K » sur un de ces documents).
Il est curieux de constater que le rapport Genet est daté du 17 mai 1938, soit cinq mois après et donc dans la foulée des notices mentionnées par Truttmann. En outre, les moteurs SGCM du Galgenberg et de Soetrich ont été testés et réceptionnés en usine à La Courneuve de fin 37 à mars 38, et ils étaient donc en cours de livraison. Si, par exemple, le Billig en était équipé initialement, et s’il était envisagé d’ajouter là aussi une prise d’air, il semblerait donc qu’il y avait un problème plus général d’approvisionnement en air des usines, que ce soit Alsthom ou SGCM, ou du moins, des doutes sérieux.
Il serait donc très intéressant de retrouver ces rapports et notices.
Amitiés.
Jules.
Réponse de jolasjm - Posté le 05/12/2020
Dernière modification par jolasjm le 05/12/2020.
Bonjour Alain
Je n'ai personnellement pas grand chose sur cette question de projets de prise d'air additionnelle spécifique aux moteurs.
1) La génèse que la question semble remonter à 1935, puisque des budgets d'équipements sont inclus dans les états NN1 (budget d'investissement "fortification nouvelle") au titre de l'année 1936. J'ai un état NN1 1936-37 de la DTF Metz-ouest qui prévoit au titre des nouvelles prises d'air 363.000 Fr sur la CG Longuyon et 800.000 Fr sur la CG de Thionville, ajourné à 1937 et et un rapport similaire de la CG de Metz-Nord daté du 19/11/1936 confirmant pour cette chefferie le budget prévu sur 1936 de 545.000 Fr suite à une note de la CORF du 29 Mai 1935. Cette somme, tout comme pour la DG de Metz-Ouest, a été annulée par directive de début septembre 1936, et une mise en statut "réservé" de ces fonds en attendant le résultat d'essais semble t-il. Les demandes de fonds correspondantes des DG pour l'exercice 1937 sont rejetées de la même manière, toujours "en attendant les essais".
Ces budgets semblent couvrir largement plus que les usines "Alsthom" et la question répond à une problématique beaucoup plus globale de dégagement de marge sur la ventilation filtrée de l'ensemble des ouvrages.
Les rapports d'avancement d'études du SEMG disent que la question a été relancée par une DM de Mai 1937 (4309 2/4-S) demandant de travailler selon plusieurs axes : soit par reprise de l'air vicié des casernements (essai prévu sous la responsabilité de la DG de Saverne, sans précision où), soit par création d'une prise d'air spécifique, soit par aspiration directe au travers du rocaillage d'un bloc. L'idée de l'ensemble des approches était bien sur de réduire le volume d'air filtré aspiré durant une éventuelle attaque au gaz. A noter que l'idée consistant à utiliser directement de l'air gazé pour alimenter les moteurs semble avoir été rejetée (craintes de corrosion ?). Cela peut aussi être une raison de l'abandon de la prise d'air spécifique, qui aurait alors nécessité une filtration, ce qui allait à l'encontre de l'objectif initial.
A noter que ce même rapport du SEMG précise que les essais d'aspiration/filtration par le rocaillage devraient être reportés sine-die dés Juin 1937 du fait "... du peu d'intérêt du procédé"(sic). Cette décision restait à endosser par le ministre.
Plus aucun écho de tout cela dans ma documentation au-delà de 1937.
Pour la petite histoire, cette éradication des budgets en 1936/37 semble avoir aussi touché les projets et ouvrages du Sud-Est, pour lesquels cette prise d'air spéciale était aussi prévue au budget 1936 suite à une note CORF (1047/ORF du 05/10/1935). Une note laconique du Gal Philippe (Génie 14° RM à cette date) datée de Mars 1936 mentionne l'ajournement de cette dépense avec toutes les autres qui étaient "non prévues initialement" (locaux pour gazés, alvéoles supplémentaires, etc) du fait de la forte baisse des budgets Alpes (effet Stresa). Tous les ouvrages - petits ou gros - équipés d'une filtration devaient recevoir cette "prise d'air spéciale". Les sommes prévues sont modiques : dans les 20.000 Fr. Possible que ces prises aient utilisé du génie civil déjà existant (bloc cheminée, ou autre).
2) Oui, ces deux notes sont bien listées dans l'état général des notices/instructions et notes, mais je ne les ai pas.
3) Voir point 1 : je pense que ces prises d'air supplémentaires visaient une autre finalité plus large que le simple cas de l'alimentation des moteurs Alsthom. Qu'une telle prise ait été prévue au Billig me parait pas incompatible avec l'absence d'Alsthom.
Gardons à l'esprit que le bloc CEG d'Anzeling aurait dû être converti en 1940 en bloc prise d'air après détournement des canalisations d'évacuation de gaz et fumées vers le bloc 9 en voie d'achèvement. Le rapport Kasper précise bien ce point.
Bien cordialement
Jean-Michel
Réponse de mathieju - Posté le 05/12/2020
La réception du message de Jean -Michel a coupé mon élan pour joindre les documents.
Voici la pièce manquante.
Cordialement.
Réponse de jolasjm - Posté le 05/12/2020
Les documents de Jules sont intéressants. Merci !. Jules, as-tu le discours qui va avec ce document 639/S ? Normalement, il devrait repriser en introduction le contexte et la finalité du projet.
A noter qu'il est seulement question de "prise d'air supplémentaire" et qu'il n'est pas précisé "... pour l'usine".
Bonne soirée
Jean-Michel
Réponse de mathieju - Posté le 05/12/2020
Comme je l'ai dit, je n'ai pas le texte du rapport.
Le ventilateur débiterait directement dans l'usine, vers les moteurs, entre les réservoirs, et sans filtre, semble-t-il.
Bien à vous.
Jules
Réponse de Pascal
- Posté le 05/12/2020
Dernière modification par Pascal le 05/12/2020.
Bonsoir(jour)
A ma connaissance, le dossier des prises d'air supplémentaires n'était pas lié aux motorisations mais bien comme le suggère Jean-Michel, à diminuer le volume d'ait transitant par la salle de neutralisation en régime gazé.
Dans le cas du Galgenberg, un essai de prise sous rocaille aurait été fait au bloc de 135, correspondant à un tampon métallique en partie haute du puits d'accès au bloc de 135 donnant au niveau du rocaillage.
Je doute que ce type de prise d'air ait donné des résultats car un filtrage efface aurait supposé une couche de gravats poreux de petite dimensions (principe du charbon actif) et impliqué une forte perte de charge à l'aspiration.
Ce n'est pas le cas des pierres utilisées pour le rocaillage qui ne pouvaient pas assurer une réelle filtration et cela aurait supposé leur remplacement par un lit composé d'un substrat filtrant, avec deux inconvénients majeurs, celui de la courte durée de vie avant saturation de la couche filtrante en question et de l'impossibilité de la remplacer ou de la régénérer et celui de la disparition de la protection offerte par le rocaillage remplacé.
Pour ce qui est de l'alimentation en air des usines électriques qui sont l'un des gros consommateurs d'air neuf d'un ouvrage, le fait d'utiliser une prise d'air annexe aurait nécessité de pouvoir faire varier le volume d'air admis afin de maintenir l'usine en léger dépression pour éviter que cet air ne reflue dans les galeries et ne contamine l'ouvrage en cas d'alerte au gaz.
Une explication plausible dans le cas de l'ouvrage du Galgenberg est peut-etre que le fait de faire transiter l'air nécessaire à l'usine électrique par la galerie des câbles sur toute la longueur de cette dernière aurait permis à cet air de déposer une grande partie de l'eau qu'il contient sur les parois de cette galerie Pluto que sur celles des galeries de l'ouvrage.
pour rappel, en régime normal, l'air absorbé par les moteurs de l'usine provenait de l'entrée des munitions dont les portes restaient ouvertes, avec la double problématique de la condensation en été et de l'assèchement forcé des parements des galerie en hiver, entrainant en été une forte humidité dans l'ouvrage et en hiver la traversée des parements maçonnés par de l'eau chargée en sels minéraux avec tous les inconvénients que cela suppose (détérioration du matériau, efflorescences...).
L'humidité était un réel problème et des essais ont été menés dans le SFT avec différentes solutions pour l'assèchement de l'air. En exemple au PO Bois Karre, l'assécheur à brouillard d'eau mis en place au niveau de la cuisine et, à l'abri du Stressling (de mémoire), un essai mené avec un dispositif frigorifique.
Ces essais ont visiblement été axés sur le seul traitement de l'air au niveau des cuisines où la vapeur générée par la préparation et la cuisson des aliments posait un réel souci.
Le résultat ne semble pas avoir été concluant puisque ce système n'a pas à priori pas été déployé dans d'autres ouvrages avant 1940.
Pour les gros ouvrages, bien que l'utilisation de machines thermo-frigorifiques ait été possible sur un plan technique, il aurait nécessité des puissances importantes non disponibles à cette époque.
Amicalement, Pascal
Réponse de jolasjm - Posté le 06/12/2020
Dernière modification par jolasjm le 06/12/2020.
Bonjour à tous,
Au détour d'un document sur les priorités de développement des directions et services du Génie à prévoir sur 1936, il apparait qu'un des défis entrevus par la prise directe d'air à l'extérieur pour les moteurs était - outre l'effet des gaz - la question de la résistance au souffle d'une éventuelle explosion à proximité, souffle qui canalisé vers les moteurs aurait eu un effet potentiellement dévastateur.
Complément sur la question de l'alimentation directe des moteurs d'usine avec de l'air gazé extérieur (permettant en cas de menace d’attaque par les gaz - ou même en cas d'attaque - de continuer à alimenter directement les moteurs en air non filtré sans qu’il soit besoin d’utiliser pour eux la ventilation gazée, évitant ainsi une usure inutile des boites filtrantes) :
La CORF a demandé début 1935 à la Direction du Matériel du Génie (DMG) de démontrer la possibilité ou non d'alimenter les moteurs en air directement pris à l'extérieur sans passé par la filtration, c'est à dire de vérifier la marche éventuelle en air gazé. La DMG semble s'être déclarée incompétente sur le sujet puisqu'elle jette l'éponge en mai 1935. La 4° Direction du ministère (Génie) demande alors au Service Electromécanique du Génie par DM du 29 Juin 1935 d'examiner la question de l'effet de la combustion utilisant un air chargé de gaz sur les moteurs. Il est demandé que cette étude soit menée conjointement avec le laboratoire de la Poudrerie Nationale du Bouchet, établissement militaire spécialisé en France sur les gaz de combat.
Le rapport d'avancement des étude du SEMG d'octobre 1937 précise que dans le cadre de cette étude, aucun marché n'a été passé et qu'on y entrevoit aucune échéance... Soit la question a dans l'intervalle été jugée non prioritaire ou que le SEMG a fait démonstration de son inutilité ou absence de faisabilité, soit le Bouchet a répondu sur une base purement théorique (teneur de la réponse ?). On peut accessoirement se poser la question de l'effet de la perte de charge d'une conduite d'alimentation directe des moteurs vu la longueur de tuyau qu'il aurait fallu de l'extérieur jusqu'à l'usine, et donc du ventilateur poussant qu'il aurait fallu installer en amont des prises d'air des moteurs...
Cette idée et les études afférentes me paraissent différentes du projet décrit sur le Galgenberg par Jules, car il ne s'agit pas de balancer directement de l'air dans l'ouvrage par une simple turbine aspirant l'air de l'extérieur, mais bien dans ce cas d'alimenter directement l'admission des moteurs proprement dits. On fait face à mon sens à deux questions distinctes :
- l'alimentation des moteurs sans solliciter davantage les batteries filtrantes.
- la création de prises d'air de secours pour l'ouvrage (cas Galgenberg et Anzeling CEG) à un endroit en hauteur et écarté moins susceptible d'être compris dans une attaque au gaz plus lourd que l'air.
Amicalement
Jean-Michel
Réponse de EST - Posté le 06/12/2020
Bonjour à tous,
Cette discutions, et en qualité de néophyte, celle-ci laisse de nombreuses de questions ouverte.
Alors reposons le problème à la méthode Foch.
De quoi s'agit-il :
De prise d'air supplémentaire dans les gros œuvre existant ?
De construction de bloc de prise d'aire indépendant ?
Etc......
Pourquoi :
Pour compensé un problème de consommation d'air excessive des moteurs Alsthom ?
Pour diminué le choque thermique entre l'aire extérieur et intérieur de l'ouvrage (et la condensation lier) ?
Pour permette le fonctionnement de l'usine sans passé par la salle de neutralisation en régime gazé ?
Etc......
Comment :
En utilisant l'égout visitable en puit canadien (comme au fort St Antoine dans le Jura) ?
En utilisant une prise sous rocaille dans un des blocs (Galgenberg) ?
En utilisant une tour prise d'aire (comme dans les forts de Liége) ?
Etc......
En claire si la question posé semble simple, pour les différents projets de prise d'air dans les ouvrages de la RF Metz, il faudrait déjà avoir une idée précise du où des butes recherché.
Bien à vous
Dominique
PS : Mon écrit à croisé celui de Jean-Michel.
Réponse de jolasjm - Posté le 06/12/2020
Dernière modification par jolasjm le 06/12/2020.
Bonjour Dominique
Commençons par le but recherché, qui définit le reste (moyens, comment, etc) :
Comme indiqué, cette question me parait totalement indépendante de celle des moteurs Alsthom puisqu'ils étaient déjà en train d'être retirés quand elle s'est posée et que ce sujet des prises d'air additionnelles semble avoir touché pratiquement tous les ouvrages. D'ailleurs la consommation en air des Alsthom n'était qu'un problème parmi d'autres (fiabilité, etc). Cette question "Alsthom" me parait donc close.
Comme indiqué juste au dessus, il y a pour moi deux questions différentes - plus ou moins liées - à traiter :
* l'alimentation en air séparé (éventuellement gazé) de toutes les usines pour recréer de la capacité
* la création d'une alimentation de secours en air de l'ouvrage dans sa globalité
Concernant le moyen : il dépend du but visé et de la configuration de l'ouvrage. C'est sans doute pour cela que le Génie a cherché différentes solutions de manière à s'adapter au mieux à la situation, et comme souvent à proposer une panoplie plutôt qu'une solution unique. Certaines des solutions envisagées n'ont jamais débouché comme la prise d'air à travers le rocaillage de bloc (essais Galgenberg, et Fermont aussi, en 1950 il me semble). D'autres l'auraient pu, si le temps avait existé, comme pour la conversion du bloc CEG d'Anzeling en prise d'air de secours. Pour mémoire ces questions se sont reposées après guerre dans le cadre du "durcissement nucléaire" des ouvrages dans les années 60, sans suites là encore bien que celle qui fut privilégiée à Soetrich-Kobenbusch-Galgenberg était la reprise de l'air vicié extrait du casernement pour alimenter les moteurs (une des solutions envisagées en 1935-37 - voir + haut).
L'utilisation de blocs existants (CEG d'Anzeling, ou probablement dans les Alpes au vu des montants alloués) ou de blocs ou prises dédiés à construire devait dépendre de l'ouvrage. Utiliser l'égout visitable et son issue de secours comme prise d'air de secours a aussi été envisagé (La Ferté, Sapey, Restefond...).
Bien cordialement
Jean-Michel
Réponse de alainH
- Posté le 07/12/2020
Dernière modification par alainH le 07/12/2020.
Bonjour, merci à Tous pour vos retours concernant les projets de prise d'air.
Force est de constater qu'il n'y a pas beaucoup de documents historiques traitant de cette question et que Ph Truttmann ne mentionne pas ses sources, et ne donne aucun détail.
La réponse quant à la finalité de ces prises d'air se trouve probablement dans les notes de décembre 1937.
Outre le témoignage du colonel Kasper (Anzeling >> ex-cheminée devenant prise d'air de 50 000 m3/heure, de mémoire), il nous reste les très interessants documents de Jules.
Il nous faut donc faire des hypothèses.
La prise d'air (dont le plan du bloc proprement dit manque) se trouve à un point haut, sur une croupe située au sud de l'entrée EH. Elle débouche en face de l'usine. L'air ne pénètre pas librement (comme pour les entrées), mais il est aspiré par un ventilo (>> mise en surpression de l'usine et des galeries ??).
Je pense que cette prise d'air ne fonctionne qu'en régime "air gazé" (dans ce régime, l'air est gazé autour des deux entrées dont les portes sont fermées, il peut être pur autour des autres blocs). Dans ce cas, moyennant une surveillance de l'air extérieur (guetteur, appareil de détection automatique, canari dans une cage, ...), on peut mettre en route le ventilateur si l'air est pur. Il faut naturellement le couper et refermer les deux portes étanches de la galerie des câbles en cas de détection des gaz, d'où un système de transmission à prévoir entre le haut de la prise d'air et le local du moteur.
c'est un peu délicat et dangereux comme mise en oeuvre (c'est le loup qui pénètre dans la bergerie ?)
En outre, comment on ne connait pas le plan de la prise d'air, quelles sont sa résistance (épaisseur des parois) et ses moyens de défense propre? Elle est un peu isolée, il semblerait que seule une cloche GFM de l'entrée EH permette de la surveiller et la défendre.
Donc, sans doute plus d'inconvénients (mise en oeuvre délicate du ventilo, mauvaise défense rapprochée) que d'avantages (mise en surpression des galeries et de l'usine en régime "air gazé", ajout d'air pur pour le fonctionnement des groupes).
Il y a en outre les phénomènes de condensation dont a parlé Pascal, surtout en été.
Prise d'air dans les ouvrages autres que le Galgenberg : les dates de projet sont-elles connues ?
Bien cordialement
alainH
Réponse de mathieju - Posté le 07/12/2020
Bonsoir,
Je joins encore au dossier du Galgenberg ce plan (ou probablement une portion de plan) que je viens de découvrir. Il confirme bien le trajet envisagé de l'air au travers de l'usine vers la porte d'accès principale à l'usine.
Quant à l'essai de prise d'air par la rocaille en partie haute du puits d'accès au bloc de 135 dont parle Pascal, je n'en trouve pas de traces sur les photos (ni les documents) dont je dispose, ce qui ne veut rien dire, vu que le sujet ne m'était pas connu lors des prises de vues. J'aurai donc bien des détails à vérifier dès que je serai en mesure de remonter là-haut.
J'ai cependant des doutes de l'existence d'un percement compte tenu de l'épaisseur des parois à cet endroit. Il y a bien un endroit où on peut accéder à la rocaille en ne perçant qu'une cinquantaine de centimètres de béton, c'est dans l'alvéole gauche du niveau inférieur de la tourelle, mais on aboutit dans la rocaille située sous la jupe prolongeant les parois extérieures, et je ne crois pas que l'air y soit disponible en débit suffisant avec une continuité incertaine sous l'épaisseur de la jupe.
Affaire à suivre.
Jules
Réponse de alainH
- Posté le 08/12/2020
Bonjour Jules,
Merci pour ce nouveau document, c'est rigolo, l'air qui se déplace en suivant les flèches ... Dommage que l'on ne puisse pas faire la même chose avec ce satané virus.
Bien à vous.
alainH
PS: à propos, où débouche la sortie d'air pur de la chambre de neutralisation de l'ouvrage ?
Réponse de jolasjm - Posté le 08/12/2020
Bonjour à tous
Si - comme le dit Alain - l'air est suffisamment discipliné pour suivre la flèche, il apparait selon ce schéma de Jules que le gros de cet air était bien dévolu à l'ouvrage dans sa totalité et non exclusivement qu'à l'usine. Cela me parait cohérent avec la taille de la turbine hélicoïde prévue en bout de galerie !
Concernant l'alimentation des moteurs en air gazé à l'admission par réseau direct dédié, je me suis dit hier soir que cela devrait en tous cas poser un sérieux souci de contamination de l'usine par d'éventuels gaz résiduels présents ou adsorbés dans le moteur lors de l'ouverture de ces moteurs pour entretien... A l'instar de ce qui est préconisé dans la note de Mars 1940 relative à la décontamination des galeries et parois en cas de pollution accidentelle de l'ouvrage, il aurait sans doute été nécessaire de balayer les moteurs durant une longue période préalable avec de l'air garanti "pur". Ceci aurait nécessité - pour bien faire et minimiser le risque - une filtration à minima vers la tête de prise d'air extérieur.
Bonne journée
Jean-Michel
Réponse de mathieju - Posté le 08/12/2020
Bonsoir Alain,
En régime gazé les deux ventilateurs de la batterie des filtres (MV20 et MV21) de chacun 7800 m3/h débitent librement dans la salle des filtres, et donc dans les galeries du pied de l'EH et autour de l'usine. Il n'y a pas de portes de séparations, sauf une à l'accès de la galerie principale vers le pied de l'EH qui m'intrigue. Je dois vérifier la situation.
Pour l'alimentation en air des moteurs, un ventilateur situé dans le local de la chaudière (assez proche et non fermé) reprend l'air dans la galerie et l'envoie sur les quatre moteurs.
Cordialement.
Jules
Vous ne pouvez pas participer à ce fil de discussion, seuls les utilisateurs inscrits peuvent y répondre ou y contribuer.
S'inscrire sur le site est gratuit, rapide et sans engagement.