Cuisinière Francois Vaillant La première apparition des établissements François intervient dès 1708 avec Nicolas François François, qui est répertorié comme lanternier et deviendra ferblantier.
Les ateliers sont situés dans le rue du plat d’Etain. Lui succède en 1739, Jacques Antoine, son fils qui est maître ferblantier.
En 1767, c’est Louis François François qui lui succède, puis le 30 germinal de l’an VIII, c’est Jean Louis François.
En 1837, Jean Louis Eugène se marie avec Marie Catherine Vaillant et associe son nom sur les documents sans pour cela changer la raison sociale. Ils ont un fils, Félix Auguste né le 25 novembre 1840.
En 1872, Jean Louis Eugène, très malade, fait changer la raison sociale des établissements
François en « François Vailant », il décède le 8 mars 1874 à Metz.
C’est son fils, Félix Auguste qui prend la suite comme ferblantier. La raison sociale est de nouveau changée en « François-Vaillant Fils ».
Après 1872, les établissements François Vaillant louent à la marquise de Louvencourt, des hauts fourneaux et fonderies connus sous le nom de « forges de Vadonville » existant depuis au moins 1718 (1re mention), qu’ils achètent ensuite.
Félix Auguste décède (cause inconnue) le 10 septembre 1880 à Metz. C’est Marie Catherine Vaillant qui devient responsable de la ferblanterie et la raison sociale change de nouveau et devient « Veuve François Vaillant ».
Elle décédera le 17 juillet 1894 à Metz.
Faute d’héritiers repreneurs, la marque Francois-Vaillant est alors menacée de disparaître.
A noter, la ferblanterie et le magasin ont été successivement dans la rue du Plat d’Etain, puis au
685, rue des Jardins, 16, rue des Jardins et ensuite au 30, rue des Jardins.
La famille François n’a jamais quitté Metz et a toujours habité dans cette ville, et jusqu’à la fin, en 1894, ils ont subi l’occupation prussienne.
Presque immédiatement après le décès de Mme Vaillant, une société en nom collectif au capital de 37.820 Frs est créée sous le nom de « Les Héritiers de François Vaillant ». Ce titre est trompeur, car les trois associés n’ont aucun lien de parenté avec la famille François. Cette même société continuera de fournir la France avec des matériels mis au point par la société François. Cela ne l’empêchera pas de déposer des nouveaux brevets pour leur propre matériel.
Le 22 janvier 1914, la société est vendue aux établissements Dupont & cie qui viennent d’être créés.
Cette société continuera à fournir les établissements civils, mais également le privé, et naturellement elle obtiendra de nombreux marchés pour fournir les militaires, notamment, les ouvrages fortifiés de la ligne Maginot.
Cependant, elle n’obtiendra pas l’autorisation de changer la raison sociale, c’est pour cela que l’on retrouve après 1914, des appareils toujours estampillés « François Vaillant », bien qu’ils soient de fabrication « Dupont & cie ». Les documents relatifs à cette société (factures, devis, etc.) porteront l’entête « Etablissements François Vaillant – E. Dupont & cie ».
La société fermera ses portes en 1963.
Toutes les cuisinières François-Vaillant utilisée dans la ligne Maginot fonctionnaient au charbon et les foyers pouvaient être équipés soit de plaques de cuisson, soit de marmites dotées d'un couvercle.
Le réglage de la puissance des foyers se faisait au travers de l'admission d'air et grace à un registre placé sur la sortie des fumées.
L'évacuation des gaz de combustion était assurée par un ventilateur d'extraction au démarrage de la cuisinière puis une fois celle ci à température, par tirage naturel. Des registres permettaient de doser l'arrivée d'air des foyers ainsi que l'extraction des fumées.
On retrouve principalement dans la RFM trois modèles de cuisinières François-Vaillant basés sur le meme bati, les types 0Bis, 1D Bis 00 et 1D 00 variant en capacité de rationnaires.
Le type 1D 00 est le plus grand modèle. Il est destiné aux gros abris comme les abris du Gros Bois et d'Eschrange ainsi qu'aux ouvrages d'importance moyenne comme celui de Sainte Agnes par exemple.
Il comporte deux foyers principaux et pouvait être équipé de quatre marmites ou plaques de cuisson au choix. Chaque foyer est bordé de deux fours.
Cuisinière type 1D 00
Le type 1D bis 00 prévu pour 125 rationnaires équipait les abris de surface pour une section comme ceux du Bois de Cattenom ou du Bilmette ainsi que certains petits ouvrages d'infanterie comme ceux de l'Oberheide ou du Bois Karre
Il comporte un foyer principal et pouvait être équipé de deux marmites ou plaques de cuisson au choix. Deux fours sont situés de part et d'autre de ce foyer.
Cuisinière type 1D bis 00
Le type 0bis prévu pour 100 rationnaires équipait les abris de surface pour une section comme ceux du Bichel Nord.
Ce modèle est très semblable au type 1D bis 00 et comporte lui aussi un foyer principal et pouvait être équipé de deux marmites ou plaques de cuisson au choix ainsi que deux fours placés de part et d'autre de ce foyer.
Cuisinière type 0 BisPascal LAMBERT et GARNIER Florian pour la partie Histoire de la société
GARNIER Florian
wikimaginot.eu
Constats sur le terrain