Fils de Joseph Pelletier et de Céline Barbier, Jules Alexandre Pelletier est né le 9 février 1882 à Maillencourt-Saint-Pancras (Haute-Saône). Il se marie le 24 septembre 1906 à Vauvillers (Haute-Saône) avec Isabelle Brossard.
Entre 1939 et 1940, il commande d’abord le III/164° RIF avant de prendre le commandement de l’ouvrage du Michelsberg.
Il décède le 31 août 1978 à Vauvilliers (Haute-Saône).
16 novembre 1903 : Incorporé au 149° RI
22 septembre 1904 : Promu caporal
26 septembre 1906 : Promu sergent
18 août 1914 : Promu adjudant
25 août 1914 : Blessé à Ménil-sur-Belvitte (Fracture de l’humérus gauche par éclat d’obus)
13 février 1915 : Promu adjudant-chef
31 mars 1915 : Promu sous-lieutenant (TT)
25 mai 1915 : Blessé à Notre-Dame-de-Lorette (Fracture de l’humérus droit)
15 novembre 1916 : Promu sous-lieutenant (TD)
23 décembre 1916 : Affecté au 8° BCP
9 octobre 1917 : Promu lieutenant (TD)
27 mai 1918 : Blessé à la poitrine par un éclat d’obus
23 juin 1918 : Affecté au 48° BCP
14 octobre 1918 : Affecté au 3° RIC
22 novembre 1919 : Affecté au 154° RI
1922 : Affecté au 16° BCP
1927 : Promu capitaine
18 février 1928 : Affecté au 2° RZ
Juin 1930 : Affecté au 151° RI
9 février 1935 : Admis à la retraite et promu chef de bataillon et affecté au CMI 67
Août 1939 : Rappelé à l’activité et prend le commandement du III/164° RIF
20 septembre 1939 : Prend le commandement de l’ouvrage du Michelsberg
4 juillet 1940 : Constitué prisonnier et part en captivité à l’oflag XVIII A
28 août 1941 : Démobilisé
Ordre de l’armée N°702 du 8 mars 1915 :
« Chargé de l’équipe de grenadiers du bataillon a, au cours du combat du 3 mars, fait preuve de dévouement, d’une activité et d’un mépris du danger extraordinaire et organisé sous le feu une nouvelle ligne de défense. 12 ans de service. S’acquitte depuis le début de la campagne avec un zèle inlassable des missions les plus périlleuses qui lui ont été confiées. A été blessé le 25 août 1914. »
Ordre du régiment N°81 du 9 juin 1915 :
« Sous son énergique impulsion, les grenadiers dont il a le commandement, se sont montrés d’une bravoure remarquable dans les missions remplies en avant des tranchées, à proximité immédiate des trois têtes de sape allemandes, soit pour la pose de défenses accessoires, soit pour les travaux exécutés. »
Ordre de la division N°606 du 29 mai 1918 :
« Officier d’un courage et d’un dévouement au-dessus de toute éloge. A pris le commandement de sa compagnie très éprouvée par le feu et lez gaz et en a obtenu par son énergie et sa bravoure un rendement maximum. Grièvement blessé le 27 mai au matin, n’a consenti à aller au P. S. qu’après que la situation ait été éclaircie. »
Ordre de l’armée du 25 septembre 1918 :
« A enlevé d’un seul bond sa compagnie en première ligne, pendant l’attaque du 10 août, avançant de 3 kilomètres, capturant de nombreux prisonniers et assurant, sous un bombardement incessant, la liaison voisine. Le 17 août, contre-attaque par des forces importantes et soumis à de violents tirs d’artillerie et de mitrailleuses, s’est cramponné au terrain, assurant l’évacuation de ses blessés, exaltant ses hommes par sa magnifique attitude et repoussant dans un corps à corps prolongé, à la baïonnette, des forces plus que quadruples. Trois blessures. Médaillé militaire pour faits de guerre. 3 citations. »
Ordre du bataillon N°357 du 10 octobre 1918 :
« Le 6 septembre a brillamment enlevé avec une compagnie épuisée de fatigue et soumise à un tir violent d’artillerie et de mitrailleuses, la partie d’un village qui lui était assignée comme objectif. Bien que surmené lui-même et à bout de forces physiques, a continué la progression en contact avec l’ennemi, faisant preuve de la même haute valeur morale dont il est coutumier.
Ordre du corps d’armée du 17 mars 1941 :
« Officier supérieur au passé particulièrement glorieux, vient encore de se distinguer par son calme, son sang-froid et son mépris du danger, qualités qui font de cet officier, un exemple vivant pour son équipage. Du 16 au 24 juin 1940, par les feux de son ouvrage, a cloué au sol plusieurs attaques d’un ennemi mordant, lui impliquant chaque fois des pertes sérieuses. »
8 mars 1915 : Médaille militaire
9 juin 1915 : Croix de guerre avec étoile de bronze
29 mai 1918 : Croix de guerre avec étoile d’argent
25 septembre 1918 : Chevalier de la Légion d’Honneur
10 octobre 1918 : Croix de guerre avec étoile de bronze
17 mars 1941 : Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil
Hugues SCHIBI
FASF