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4° LGRM - 9° et 10° Cie

(GRM)






Origine :

La 4° Légion de la Garde Républicaine Mobile est créée par la circulaire n° 19147 du 13 mai 1929. Elle est affectée à la 20° Région militaire, et son état-major est stationné à Nancy.

La 10° Cie, stationnée à Forbach, et la 9° Cie, stationnée au quartier LAHITOLLE de Saint-Avold, seront déployées lors de l’alerte d’août 1939 sur le secteur fortifié de la Sarre et sur le secteur fortifié de Faulquemont.

Le 22 août, à 3 heures du matin, la 9° Cie du Cne BESSON prend position sur la ligne de couverture définie par le sommet du Steinberg, la ferme d’Hellering et le village de Betting. Sa mission consiste à surveiller et défendre l’axe stratégique constitué par ce tronçon de la route reliant Saint-Avold à Forbach.

La 10° Cie participe à la mise sur pied des Compagnies de Gardes Frontalières en intégrant le dispositif du détachement d'action retardatrice "Ouest" du secteur, placé sous les ordres du colonel du 18° Régiment de Chasseurs de Saint-Avold.


MORSBACH (MF DE) - (Poste GRM - Maison Forte) Maison Forte de Morsbach tenue par le PM 545 de la 10° Cie




Implantation des 10° Cie et 9° Cie au 22 août 1939

10° Compagnie (5)

Chef de Compagnie : Cne ROBIN puis Lt NIVET le 10 novembre 1939


PM 545 - Sous-secteur Lixing - SLt MARIANI


PM 549 - Sous-secteur Leyviller - SLt PISTRE


MARIENAU (MF DE) - (Poste GRM - Maison Forte) Maison Forte de Marienau



PM 547 - Sous-secteur Saint-Jean-Rohrbach - Lt NIVET


STIRING-WENDEL (MF DE) - (Poste GRM - Maison Forte) Maison Forte de Stiring-Wendel



9° Compagnie


Chef de Compagnie Cne BESSON


PM 187 - Sommet du Steinberg - Lt OUDIN


PM189- Ferme d’Hellering - Lt ROCHE



PM 195 - Betting - Slt FRUMIN




L’alerte du mois d’août et la mobilisation de la 9° Cie (2 -3- 4)

Le 3 septembre, alors que le front reste calme dans le secteur du saillant de Forbach. Les frontaliers ont reçu ordre de ne pas ouvrir le feu. Le capitaine ROBIN se rend à la frontière avec un électricien de la houillère pour couper les câbles téléphoniques et électriques reliant Sarrebruck. Les postes frontières de Grande Rousselle et de Vieille Verrerie connaissent des échanges amicaux entre les gardes français et allemands, ces derniers étant souvent ponctués par des échanges de cigarettes, reflétant une situation étonnamment pacifique malgré la déclaration de guerre. (22)

Cependant, cette tranquillité prendra fin le 14 septembre, lorsque le Slt FRUMIN, mettant un terme à cette coexistence calme, tire un coup de mousqueton au-dessus des gardes-frontières allemands, marquant ainsi la fin de l’entente informelle entre les deux camps et le début des hostilités plus ouvertes dans cette région. (22)

À compter du 5 septembre, les éléments de la 9° Cie sont relevés par des unités du 81° RI. Les pelotons de la compagnie continuent cependant de renforcer les points d’appui du secteur jusqu’au 10 octobre.



L’alerte du mois d’août et la mobilisation de la 10° Cie. (2 -3- 4)

De son côté, la 10° Cie, stationnée à Forbach, lance la création de compagnies de gardes-frontières destinées à renforcer ses propres pelotons.


PM 549 – de Leyviller
PC à Coheren, déployé sur les maisons fortes de ROSBRUCK Est, ROSBRUCK Ouest, MORSBACH et MARIENAU.
Encadrement de la 549° compagnie de gardes-frontières, déployée à Béning, Rosbruck et Morsbach


PM 545 – Sous-secteur de Lixing
PC à Spicheren, déployé à Zinzin, Spicheren et Stiring-Wendel
Encadrement de la 545° compagnie de gardes-frontières, maison forte du CIMETIÈRE ISRAELITE (Forbach)


SPICHEREN (MF DE) - (Poste GRM - Maison Forte) Maison Forte de Spicheren



PM 547 Sous-secteur de Saint Jean Rohrbach
PC à Saint Jean Rohrbach
Encadrement de la 547° GF déployée au MF du BOIS de STIRING, VIEUX-STIRING Ouest, VIEUX-STIRING Est, STIRING-WENDEL et SPICHEREN.


L’observatoire de la compagnie est installé au Grifferwald. Déployée sur un front de 5 kilomètres, sa mission initiale consiste à mener des actions retardatrices destinées à freiner une éventuelle progression ennemie.


À compter du 27 août, la compagnie est placée sous le commandement du lieutenant-colonel GROULARD, chef du Groupe de Reconnaissance de Division d’Infanterie (GRDI) 16, puis, peu après, sous l’autorité du Gal SANCELME, commandant la 4° Division d’Infanterie Nord-Africaine (4° DINA), chargée de défendre le saillant de Forbach.


Le 6 septembre, huit hommes de la 10° Cie participent alors, aux côtés du 23° Régiment de Tirailleurs Algériens (23° TRA), à une incursion offensive dans le bois de Saint-Arnauld, au nord d’Alsting.


Le 7 septembre, les pelotons de la 10° Cie sont relevés par des régiments d'infanterie coloniale et se replient sur de nouvelles positions à Petite-Rosselle et à Vieille-Verrerie. La compagnie passe alors sous le commandement du 182° RIF.


Le 9 septembre, le Slt FRUMIN, du peloton motorisé 195 (PM 195) de la 9° Cie, se porte volontaire pour conduire une mission de reconnaissance dans la forêt de la Warndt, à la tête de 60 cavaliers de la 9° Cie. Cette opération vise à préparer l’engagement d’une compagnie de chars, dont l’intervention doit permettre de couvrir le repli des unités engagées.
Jusqu’à la fin septembre, la 10° Cie tient ses positions, subissant plusieurs bombardements, notamment dans le secteur boisé de Grifferwald.


En fin de mois, elle reçoit l’ordre de se replier sur Forbach afin d’évacuer les ressources de la ville, en coordination avec une section du Train. La compagnie est alors cantonnée au quartier de Guise.


D’octobre 1939 au mois de juillet 1940 (2-3-4)


Début octobre, le PM 545 se repositionne sur la route d'Etzling. Des éléments de la 10° Cie sont mis à disposition du 30° GRDI devant Alsting. La compagnie reste en position dans ce secteur jusqu'au 17 octobre 1939, subissant plusieurs bombardements allemands, dont un particulièrement violent le 14 octobre.


Dans la nuit du 17 au 18 octobre, le PM 545 reçoit l'ordre de rejoindre Forbach, en procédant à la destruction des routes et des blockhaus. Le poste de STIRING-WENDEL exécute également ces destructions.
Le 18 octobre, la compagnie est chargée de la défense de la ville de Forbach, en liaison avec le GRD 94, et occupe principalement le quartier de Guise.


Le 19 octobre, à 7h30, le poste de SPICHEREN procède aux destructions de son secteur. Le 20 octobre, le poste de Zinzing est mis hors service.


Le 22 octobre, la 9° Cie passe sous l'autorité du GRCA/11 de la 9° Armée, qui relève la 4° DINA.
Jusqu'au 1er novembre, des patrouilles sont menées dans le no man's land entre les troupes françaises et allemandes, et la compagnie fournit des guides aux groupes francs du secteur.


Le 31 octobre, des gardes participent à la capture de prisonniers en zone allemande aux côtés des groupes francs du 23° RTA et du GRCA II.


Entre le 23 octobre et le 10 novembre 1939, la 10° Cie livre plusieurs combats isolés, repoussant des patrouilles allemandes et infligeant les pertes suivantes à l'ennemi :


  • 1 mort

  • 3 blessés

  • 7 prisonniers


Cependant, la compagnie subit également des pertes. Le 8 novembre 1939, lors d'un affrontement, le chef d'escadron GILOT est mortellement touché, et le capitaine Robin est grièvement blessé à la jambe par une mitraillette ennemie à 20 mètres de distance.


La ville de Forbach est évacuée le 10 novembre. Les éléments de la 10° Cie se regroupent alors à Forbach, où ils restent stationnés jusqu'au 24 novembre, avant d'être dirigés vers Toul.


Le 30 novembre, les compagnies de gardes-frontières sont dissoutes, et les pelotons de la 10° Cie sont placés sous le commandement de la prévôté de la 9° Armée.


Le 10 octobre, la 9° Cie reçoit l'ordre de se rendre à Château-Salins. Elle est ensuite envoyée à Arcis-sur-Aube, puis cantonne successivement à Poivres, Charmant-sur-Barbuise et Dole à partir du 20 décembre. La compagnie assure au total :


  • 15 jours d'occupation des positions de couverture à la frontière sarroise

  • 3 blessés

  • 3 jours sur des positions défensives à Saint-Avold.

  • 4 mois dans la zone des armées, à disposition de la prévôté.


Le 12 novembre 1939, la 10° Cie quitte les avant-postes qu’elle occupait à Forbach pour se replier sur Morhange, puis sur Toul. À la fin du mois de novembre, elle prend la direction de Langres et passe sous les ordres de la Direction du Service des Étapes. En janvier 1940, ses pelotons sont affectés dans le sud-ouest de la France : le PM 549 à Saines, et les PM 545 et 547 à Mérignac.






Notes :

1) www.aladr.free.fr
2) Rapport du Cne FELD du 18 août 1941, SHD 34N11212
3) Rapport du Cne GIRY du 13 août 1941, SHD 34N11212
4) www.force-publique.net
5) Rapport de l’Adjc VALENTIN du 18 août 1941, SHD 34N11212





Sources :

Service historique de la défense - 34 N 1121
www.garde.rep.mobile.57.free.fr
www.lecahiertoulousain.free.fr
Forcepublique, Revue de la SNHPG
www.tenuebleugendarme.free.fr/
www.tenue31.fr/gendarmerie/
Le financement du casernement des formations mobiles de la gendarmerie entre 1921 et 1939 | SNHPG
La Gendarmerie Mobile, Colonel FRANQUE, Revue Historique de l’Armée n° 185 1991
Yann Galera (aspirant), La Garde républicaine mobile à l’épreuve du 6 février 1934, Maisons-Alfort, SHGN, 2003, 189 p.
Jean-Noël Luc (dir.), Histoire de la maréchaussée et de la gendarmerie. Guide de recherche, Maisons-Alfort, SHGN, 2005, p. 64.
Georges Philippot (général), « D’une militarité de statut à une militarité d’emploi », conférence du 6 avril 2004, Paris IV, dans le cadre du séminaire « Gendarmerie, identité nationale et régulation sociale ».
Besson (général), Pierre Rosière, Gendarmerie nationale, Paris, Xavier Richer, 1982, pp. 240-241.
Note de l’EMA n° 358 1/EMA, 1er bureau, Paris, 7 septembre 1939, sur la répartition et regroupement des effectifs de la GRM, SHD-DAT, 7 N 2463.
Besson (général), Encyclopédie de la gendarmerie, volume 2, SPE-Barthelemy, 2005, p. 60.
Historique du 4e groupe de la 7e légion de la GRM, n° 692, du 17 juillet 1941, SHD-DAT, 34 N 1121.
Historique du 4e groupe de la 7e légion de la GRM, n° 692, 17 juillet 1941, SHD-DAT, 34 N 1121.
Rapport n° 466, du capitaine Coulin, sur l’utilisation de la 3e compagnie de la 7e légion de la GRM comme unité combattante au cours de la guerre 1939-1940, Pontoise, le 7 août 1941, SHD-DAT, 34 N 1121.
Rapport du Capitaine Ventrillard, ex-commandant de la 11e compagnie de la 4e légion de la GRM, sur l’emploi de cette unité (1939-1940), 23 août 1941, SHD-DAT, 34 N 1121.
Rapport de l’adjudant Zingraff sur les opérations auxquelles il a participé avec la 3e compagnie de la 7e légion de GRM, Vichy, 20 août 1941, SHD-DAT, 34 N 1121.
Philipe Masson, Précis d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale, Paris, Tallandier, 1992, p. 34.





Rédaction :
Emmanuel HORNY


Secteur(s) concerné(s) :SFSA SFFA




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