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8° LGRM - 1° Groupe et 4° Compagnie

(GRM)






Origine :

La 8° LGRM est créée par décision ministérielle du 27 juin 1933. Elle fut opérationnelle à compter du 1 août 1933 et affectée à la 7° Région Militaire. (1)


Son état-major est basé à Besançon. La 8° LGRM est formée de 7 compagnies formant 2 groupes.


Son 1° groupe est formé par les compagnies suivantes :


2° compagnie

Basée à Langres


PM 79

Lt PETITJEAN


PM 155


3° compagnie

Basée à Gray
Cne MOREAU


PM 237

Adjc LAMOTTE


PM 239


PM 548

Lt TOUGNE



La 4° compagnie qui initialement ne relève pas du 1° Groupe est stationnée sur Dôle et est aux ordres du Cne PICOT.
Elle se compose des pelotons suivants :


PM 211

Lt DUSSAUSSOY


PM 213


PM 215


Le 1° groupe et la 4° Cie de la 8° LGRM seront déployés lors de l’alerte du mois d’août sur le secteur fortifié du Jura en surveillance de frontière.



Août – septembre 1939 (2)

Les compagnies de Gray et de Dole, formant un total de quatre pelotons, sont déployées sur le secteur fortifié du Jura à compter du 23 août 1939. Le PM 237 sera déployé sur le secteur fortifié d'Altkrich.


Le peloton motorisé 79 (PM 79) est le seul à être détaché, jusqu’à la fin décembre 1939, à la disposition du général commandant la région militaire d’Amiens


Le peloton motorisé 211 (PM 211) est stationné à Montbenoît et intégré au système défensif du secteur du Jura central, placé sous le commandement du Gal HUET.


Le PM211 a la responsabilité des dispositifs de mine permanents proches de Montbenoît :



La 4° compagnie de la 8° LGRM constitue un élément de cavalerie mis à la disposition du commandant du secteur fortifié. Les trois pelotons montés de cette compagnie, commandée par le Cne PICOT, assurent des patrouilles de surveillance le long de la frontière. Le PC est établi à Flangebouche, à quelques kilomètres d’Avoudrey. (5)


Octobre – juin 1940 (2)

La réorganisation des légions de GRM en février 1940 n’entraîne pas de changement de stationnement des unités, mais uniquement une modification de leur numérotation. Ainsi, la 4° Cie de la 8° LGRM devient la 9° Cie de la 20° LGRM et la 3°Cie de la 8°LGRM devient la 5°Cie de la 20°LGRM.


Ex 4°Cie de la 8°LGRM nouvelle 8°Cie de la 20°LGRM


  • PM 211 devient le PM 23/20

  • PM 213 devient le PM 24/20

  • PM 215 devient le PM 25/20


Ex 3°Cie de la 8°LGRM nouvelle 5°Cie de la 20°LGRM


  • PM 237 devient le PM 11/20

  • PM 239 devient le PM 12/20

  • PM 548 devient le PM 13/20


Le PM 211 de la 4ᵉ Cie sera placé sous l’autorité du commandant du sous-secteur de Pontarlier, tandis que le PM 215 sera mis à disposition du sous-secteur de Morteau. Ils seront secondés dans leurs missions par le 10ᵉ bataillon de Douaniers.

L'ex PM 213 reçoit comme mission d'effectuer des patrouilles dans la zone délimitée par la limite sud du sous-secteur de Maîche et la ligne du Mont Chateleu(3). Outre leurs missions de surveillance, les gardes mobiles du PM 213 assureront également la garde des « Joyeux » rassemblés au camp de Valdahon. (4)


Les PM 237, 239 et 548 seront chargés d’assurer la mission de surveillance dans la zone comprise entre la limite sud du secteur de Morteau et la ligne Ferme des Cernets du Doubs – Liévremont.


Le 13 mai, le peloton motorisé 79 (PM 79) reçoit l’ordre de se rendre à Troyes afin de constituer, avec deux autres pelotons, une nouvelle compagnie placée en groupement de combat sous les ordres du capitaine Chapuis, en vue d’un engagement en Belgique. L’avance allemande empêche toutefois le PM 79 d’intégrer le groupement ; il est alors mis à la disposition de la prévôté de la 2° Armée et placé à Vouziers. Il participe à la récupération des isolés des 55° et 57° divisions d’infanterie, puis suit la retraite de la 2° Armée.


Le 16 mai, la 3° compagnie, après avoir mené plusieurs missions à Paris, Abbeville et Aumale, reçoit l’ordre de rejoindre la région de Gray. Les 15 et 16 juin, elle participe aux combats de l’Ognon contre les troupes allemandes.
Au cours de ces affrontements, le Cne MOREAU est grièvement blessé, ainsi que huit gardes. Trois gardes sont tués, et le reste de la compagnie est fait prisonnier.


Ce même 16 juin, les troupes allemandes entrent à Pontarlier. Le PM 211, alors coupé du poste de commandement de la compagnie stationné à Avoudrey, se met en position défensive sous les ordres du Lt DUSSAUSOY, sur la route de Pontarlier, près du lac de Saint-Point. L’ordre est donné de faire sauter les ponts sur le Doubs pour ralentir l’avance ennemie.


Le PM 211 participe aux défenses des points suivants :


B37 - ABBAYE 2 - (Cuve pour arme d'infanterie) Blockhaus B37 - ABBAYE 2



Les gardes se battent aux côtés d'éléments provenant du 170° RAP, 152° RI, 21° RI et 43° Bon de Pionniers Nord-Africains.


Douze gardes mobiles du PM 213 assureront la garde de la Section Spéciale de la 4ᵉ ½ Brigade d’Infanterie Légère Africaine, qui se présente le 17 juin au matin au Fort de Larmont afin de renforcer la défense de la place. Rassemblant les éléments les moins disciplinés de la ½ B.I.L.A., ces soldats sont renvoyés par le Cne MERCURY à Pontarlier, où ils sont cantonnés dans un garage municipal et faits prisonniers à 12h30. (4)


Encerclés par les troupes allemandes, les gardes du PM 211 parviennent à se dégager et rejoignent, le 19 juin, Chambéry. Ils seront ensuite dirigés vers Marseille afin de rejoindre la 15° LGRM. Les autres éléments de la compagnie se replient en Suisse avec une partie de la 8° Armée.







Notes :

1) La Gendarmerie Mobile, Colonel FRANQUE, Revue Historique de l’Armée n° 185 1991
2) Rapport du Lt DUSSAUSOY du 11 août 1941, SHD 34 N 1122
3) Plan de Défense du Secteur Fortifié du Jura NARA T84 R483
4) Rapport du Cne Mercury sur la Défense du Fort de Larmont Supérieur SHD 34N385
5) Notes sur l'organisation défensive du SFJ et sur la 57°DI NARA T84 R483






Sources :

Service historique de la défense - 34 N 1121
http://garde.rep.mobile.57.free.fr/
lecahiertoulousain.free.fr
Forcepublique, Revue de la SNHPG
http://tenuebleugendarme.free.fr/
https://tenue31.fr/gendarmerie/
Le financement du casernement des formations mobiles de la gendarmerie entre 1921 et 1939 | SNHPG
La Gendarmerie Mobile, Colonel FRANQUE, Revue Historique de l’Armée n° 185 1991
Besson (général), Encyclopédie de la gendarmerie, volume 2, SPE-Barthelemy, 2005.
Historique du 4e groupe de la 7e légion de la GRM, n° 692, du 17 juillet 1941, SHD-DAT, 34 N 1121.





Rédaction :

Emmanuel HORNY




Secteur(s) concerné(s) :SFJ




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