Les aérorefroidisseurs sont destinés à dissiper l’excédent de température d’eau des moteurs.
C’est bien l’air extérieur qui passe par le refroidisseur et qui est obligatoirement rejetée à l’extérieur.
Cette air est non filtré donc, impensable de la rejeter à l’intérieur.
L’aérotherme, lui réchauffe l’air de la salle des filtres dans un but de chauffage.
Le chaud peut provenir des moteurs, d’un fourneau, d’un chauffe-eau ou par
des résistances électriques directement dans l’aérotherme.
Tous ces modes, cumulés, ne sont pas forcément présence dans tous les Ouvrages,
mais il y a des cas :
Au Galgenberg il y a effectivement l’ensemble de ces moyens.
A l’origine des Alsthom 2 temps (pas 4 temps), le chauffage d’Ouvrage n’était pas vraiment à l’ordre du jour.
L’excédent était évacué en extérieur avec l’aéorefroidisseur au niveau de l’entrée hommes.
Avec l’arrivée des SGCM 4 temps, l’aérorefroidisseur a été réformé.
L’eau chaude envoyé dans des radiateurs hydrauliques en fonte et aérothermes.
Objectif, chauffer l’ouvrage.
En temps de paix, l’alimentation électrique venant de l’extérieur, les moteurs étaient à l’arrêt,
donc plus d’eau chaude moteur.
Là, c’est un chauffe-eau électrique qui prenait la relève.
Ce dernier n’était pas en mesure de fonctionner en mode usine car il n’y avait pas la puissance.
Il me semble aussi qu’au Galgenberg, le cumule mode usine et régime gazé obligeait de couper
le chauffage par radiateur électrique, ou une grande partie.
La raison de devoir chauffer les Ouvrage est souvent attribué au seul fait qu’il y avait trop de
condensation qui portaient préjudices aux installations électriques.
Sur le terrain, je constate que les aérothermes sont plus concentrés dans les zones de vie
que technique ; notamment au niveau de l’infirmerie.
Le confort des occupants me semble donc aussi une des motivations.
Toujours Galgenberg, j’ai souvenir d’une toute petite pièce, totalement vide, sauf chauffage.
Il y avait un radiateur en fonte ; eau des moteurs ou du chauffe-eau.
Il y avait un radiateur électrique ; courant de l’usine ou du réseau civil.
Il y avait une entrée d’air, probablement derrière un aérotherme.
Soit 3 moyens de se chauffer ; grand luxe pour l’époque.
Denis