La 7° Légion de la Garde Républicaine Mobile est créée par la décision ministérielle n°34 938 en date du 25 octobre 1931. Elle devient effective et opérationnelle à compter du 1er janvier 1932.
Le 4° groupe de la 7° Légion de la Garde Républicaine Mobile (7° LGRM) est constitué d’éléments issus des 2° et 3°compagnies motorisées. Il est déployé sur une zone de 62 kilomètres, s’échelonnant le long de la frontière lorraine, dans le secteur de la région fortifiée de Metz.
Vue aérienne du quartier Camp de Sureté de la Tour d'Auvergne 3°Cie 7°LGRM La 2° Cie est cantonnée au Quartier d'Assas de Bouzonville . Elle est commandé par le Cne BOUCHARDON est se compose des :
PM 509 - Lt MOREAU - Cantonnement au Quartier d'Assas de Bouzonville ,
PM 511 - AC PASQUIER - Cantonnement au Quartier d'Assas de Bouzonville ,
PM 513 - Lt RASPAIL - Cantonnement au Quartier d'Assas de Bouzonville ,
PM 515- Lt DUVAL - Cantonnement au Quartier d'Assas de Bouzonville ,
PM 517- Lt LEDUC - Cantonnement au - Cantonnement au Quartier Fauconnet d'Halstroff ,
La 3° Cie est cantonnée au Camp de Sureté de la Tour d'Auvergne à Longeville les Saint Avold . Elle est commandée par le Cne COULIN est se compose des :
PM 519 - Lt BATTESTINI - Cantonnement Camp de Sureté de la Tour d'Auvergne à Longeville les Saint Avold
PM 520 - Lt VIAL - Cantonnement Camp de Sureté de la Tour d'Auvergne à Longeville les Saint Avold
PM 521 - Lt COVIAUX - Cantonnement Camp de Sureté de la Tour d'Auvergne à Longeville les Saint Avold
PM 523 - Adjt ZINGRAFF - Cantonnement Camp de Sureté de la Tour d'Auvergne à Longeville les Saint Avold
Sa mission principale consiste à assurer la surveillance du territoire entre Forbach (exclu) et Launstroff (inclus).
Le 4° groupe de la 7° LGRM regroupe un effectif de plus de 1 800 hommes, répartis dans 74 postes le long de la frontière.
Ses missions principales sont :
Renseigner le commandement sur les mouvements ennemis observés en territoire allemand,
Donner l’alerte en cas d’invasion,
Procéder aux destructions d’urgence prévues dans les plans de défense,
Mener des actions retardatrices sur une profondeur de 6 à 8 kilomètres à partir de la frontière.
Le 7 mars 1936, la remilitarisation de la Rhénanie par l’Allemagne supprime la zone tampon avec la France, bouleversant sa défense. En réponse, une directive de décembre 1936 prévoit, en cas de mobilisation, le renfort des pelotons frontières par des réservistes frontaliers de 40 à 48 ans, encadrés par la Garde Républicaine Mobile (GRM) et entraînés localement. Les compagnies de Bouzonville et de Longeville Saint-Avold forment ces unités avancées.
En novembre 1937, la 2° compagnie encadrait 27 sections de gardes-frontières, regroupant un effectif total de 789 hommes.
Liste des Compagnies de Gardes Frontières encadrées par les 2° Cie et 3° Cie de la 7° LGRM : Compagnie de Gardes Frontaliers
La 3° section de GF de Merlebach encadrée par le PM 519 de la 3° Cie de la 7°LGRMCE CONNAULT - PC Saint-Avold
Cne COULIN
PM 519 Lt BATTESTINI
Maison Forte de Merlebach
Poste de la rue Saint-Nicolas Merlebach
Barrage de Route de la Cité Hochwald
Barrage de Route de la Cité Reumeaux
Barrage de Route de la Cité Cuvelette
Barrage de Route XLVIII 48 Merlebach
Barrage de Route XLIX 49
Barrage de Route de Forbach
PM 520 :
Maison Forte de l'Hôpital Carling
Barrage de Route de l'Hôpital
Barrage de Route de la Cite Sainte Fontaine l
Barrage de Route de la Cite Jeanne d'Arc l
PM521 : Lt COVIAUX
Maison Forte de Carling
Barrage de Route de Carling 1
Barrage de Route de Carling 2
Barrage de Route XLVII 47
PME 523: Adjt ZINGRAFF
Maison Forte de CREUTZWALD la CROIX
Barrage de Route XLV 45
Barrage de Route CREUTZWALD la CROIX 1
PM523 devant la Maison Forte de Creutzwald la Croix
Cne BOUCHARDON
PM 509 Lt MOREAU
Maison Forte de Villing
Maison Forte de Schreckling 2
Barrage de Route XLI 41
Barrage de Route Villing Nord
Le PM 509 semble avoir occupé un 2ème blockhaus sur Villing non identifié à ce jour
PM 515 – Lt DUVAL
Maison Forte de SCHRECKLING
Barrage de Route SCHRECKLING 1
Barrage de Route XXXVII - 37
Barrage de Route XXXIX - 39 - 37
PM 511 – Adjc PASQUIER
Maison Forte de GUERSTLING Sud
Barrage de Route GUERSTLING 2
Barrage de Route GUERSTLING 1
Barrage de Route XXXV - 35
Barrage de Route XXXIV - 34
PM 513 Lt RASPAIL
Maison Forte de NEUNKIRCHEN
Barrage de Route de NEUNKIRCHEN
Barrage de Route XXXI - 31
Barrage de Route XXXII - 32
PM 517 Lt LEDUC
Maison Forte de GROSSWALD
Barrage de Route XXIX - 29
Barrage de Route XXVIII - 28
Maison Forte de MANDEREN- 28
Des postes supplémentaires sont mis en place dans les gares de Téterchen, Hargarten, Guerstling, Bizing-Zeurange et Remeling afin de renforcer le dispositif de surveillance.
Le 7 septembre 1939, sur ordre du Commandant du 6° Corps d’Armée, le 4° Groupe de la 7° LGRM reçoit pour mission de mener des patrouilles de reconnaissance, destinées à chercher le contact avec l’ennemi et à renseigner le commandement sur les dispositifs allemands en avant de la ligne de front.
Sous le commandement du CE CONNAULT, cinq patrouilles sont mises en place à partir de la 2° Compagnie, avec les itinéraires suivants :
Patrouille 1 / PM 511 : de Schreckling vers Leyding en longeant le ruisseau de l’Ihnerbach,
Patrouille 2 / PM 515 : de Heining vers la pointe nord de Leyding et Bedersdorf,
Patrouille 3 / PM 517 : de la côte 335 vers Ihn et Rammelfangen, par le chemin de Ihn,
Patrouille 4 / PM 509 : de Neunkirchen (probablement Neuenkirchen) vers l’Obersterfeld et les débouchés nord-ouest de Niedaltdorf,
Patrouille 5 : du Blauenberg vers Biringen et Silwingen.
Ces opérations s’inscrivent dans le cadre de la phase active de l’Opération Sarre, visant à tester les réactions adverses, cartographier leurs positions avancées, et contribuer à l’effort de renseignement tactique.
Le CE CONNAULT installe son poste de commandement sur la côte 355, ce qui lui permet de suivre l’avancée de ses cinq patrouilles.
À 16 heures, les éléments de la 2° compagnie de la 7° LGRM franchissent la frontière et entament leur approche des villages de Bedersdorf, Leyding, Ihn, Niederdorff et Biringien.
Ces villages allemands sont entièrement minés. Des échanges de tirs à l’arme automatique ont lieu entre les avant-postes allemands et les patrouilles françaises. Plusieurs soldats français sont blessés par des mines. Toutefois, dans la soirée du 7 septembre, les patrouilles atteignent les objectifs fixés et parviennent à reconnaître la ligne de défense allemande à la frontière. Trois villages sont occupés. Les patrouilles poursuivent leur progression le 8 septembre avant de se replier.
Les actions menées les 7 et 8 septembre valent au 4° groupe de la 7° LGRM une citation à l’ordre de l’Armée, trois citations à l’ordre du Corps d’Armée, ainsi que des citations à l’échelon divisionnaire et brigadier
De son côté, la 3° compagnie de la 7° LGRM, avec ses trois pelotons motocyclistes – n° 519, 521 et 523 – stationnés à Longeville-lès-Saint-Avold, participe du 9 au 24 septembre 1939, dans la région de Creutzwald, aux opérations de nettoyage de la forêt de la Warndt. Ces actions sont menées en collaboration avec le Groupe de Reconnaissance de Région Fortifiée n° 45 (GRRF), ainsi qu’avec des bataillons des 146°, 151°, 156° et 160° régiments d’infanterie de forteresse (RIF), constituant le détachement avancé du secteur fortifié de Faulquemont.
Ces opérations, auxquelles la GRM a activement participé, ont permis de recueillir de précieux renseignements, immédiatement transmis lors de liaisons au commandant du Groupe de reconnaissance divisionnaire (GRD) n° 44, dans le secteur fortifié de Boulay.
Par ailleurs, les actions menées par la GRM et les unités de gardes frontaliers ont contribué à sécuriser l’exécution d’un coup de main de plus grande envergure, mené par une compagnie du 3° régiment de tirailleurs marocains, appuyée par deux sections de mitrailleurs, sur le village de Schweigen. La GRM a également fourni des guides aux différentes sections de cette unité (14).
Selon l’adjudant Zingraff de la 3° compagnie de la 7e LGRM, ces opérations ont été conduites sans subir de pertes, avant et pendant les combats dans la Sarre :« Les tentatives d’infiltration et les coups de main des Allemands sont contenus et repoussés sans pertes ».
À partir du 15 septembre, les troupes de la 2° DINA prennent position sur les points tenus jusque-là par les gardes et les frontaliers du 4° groupe.
La 3°Cie encadrera également les 19 sections de Gardes Frontaliers jusqu’au 16 septembre ou ces dernières seront relevées et envoyées en Mayenne.
Le 4° groupe quitte alors le secteur fortifié de Boulay. Ses éléments sont rassemblés à Moulins-lès-Metz jusqu’au 12 octobre, date à laquelle ils sont affectés aux réserves générales. Leur mission consiste alors à surveiller la rocade de Metz et à encadrer les traînards des unités montant ou descendant de ligne.
Le 12 octobre, certains éléments rejoignent la ville de Reims, où ils assurent des missions de contrôle de la circulation, de mise en place de postes de bouclage et de surveillance des lignes téléphoniques.
Le 15 décembre, l’état-major décide de suspendre la mission des pelotons motocyclistes, et les unités de la Garde républicaine mobile se replient vers la zone de l’intérieur.
La 3°Cie est mise à disposition de la 7°Armée :
PM519 à Dunkerque
PM521 à Bergues
PM 523 à Cassel
Le repli dans l’intérieure des 7°, 8° et 13° Légion de la Garde Républicaine Mobile entraine en février 1930 une réorganisation des légions avec la modification des numérotations de pelotons.
La 2° compagnie devient la 2e compagnie de la 4° LGRM. Elle est affectée au Secteur Fortifié de Maubeuge et au Secteur Fortifié de l’Escaut jusqu’au 16 mai 1940. Elle est ensuite mise à disposition du 110°RI et du 1°RI, et participe à la défense de Dunkerque jusqu’au 1er juin 1940.
PM 509 devient le 09/04
PM 515 devient le 07/04
PM 517 devient le 08/04
La 3° compagnie devient la 14° compagnie de la 10 LGRM. Elle est affectée, à compter du 10 mai 1940, à la 7° Armée du général Giraud. Elle participe aux combats de la Somme les 20, 21 et 22 mai 1940. Elle est ensuite rattachée au 16° Corps d’Armée (16° CA) du 23 mai au 2 juin 1940, avant de rejoindre le Secteur Fortifié des Flandres les 3 et 4 juin, où elle prend part aux combats de Dunkerque.
PM 519 devient le 41/1
PM 521 devient le 42/1
PM 523 devient le 43/1
1) Besson (général), Encyclopédie de la gendarmerie, volume 2, SPE-Barthelemy, 2005,
2) La Gendarmerie Mobile, Colonel FRANQUE, Revue Historique de l’Armée n° 185 1991
3) http://garde.rep.mobile.57.free.fr/leshommes3.html
4) http://garde.rep.mobile.57.free.fr/gardes%20frontaliers.htm
5) https://wikimaginot.eu/_documents/2024-06/_wiki_docs/1-1718908751.webp
6) Historique du 4° groupe de la 7° légion de la GRM, n° 692, du 17 juillet 1941, SHD-DAT, 34 N 1121.
7) JM 11° Cie 7° LGRM 13 juin 1942, SHD 34 N11212
8) Rapport n° 113-2/D, du capitaine Poulain, sur l’action de la gendarmerie de la 6e compagnie de la 7e légion de la GRM, Saint-Pourçain, 16 août 1941, SHD-DAT, 34 N 1121.
9) Rapport du Cne BOUCHARDON du 21 juillet 1941, SHD 34 N11212
10) Historique du 4° groupe de la 7° légion de la GRM, n° 692, du 17 juillet 1941, SHD-DAT, 34 N 1121.
11) Rapport de l’adjudant Zingraff sur les opérations auxquelles il a participé avec la 3° compagnie de la 7° légion de GRM, Vichy, 20 août 1941, SHD-DAT, 34 N 1121
12) Rapport du Cne DUPUY du 13 juin 1941, SHD 34 N 1121
Service historique de la défense - 34 N 1121
http://garde.rep.mobile.57.free.fr/
lecahiertoulousain.free.fr
Forcepublique, Revue de la SNHPG
http://tenuebleugendarme.free.fr/
https://tenue31.fr/gendarmerie/
Le financement du casernement des formations mobiles de la gendarmerie entre 1921 et 1939 | SNHPG
La Gendarmerie Mobile, Colonel FRANQUE, Revue Historique de l’Armée n° 185 1991
Yann Galera (aspirant), La Garde républicaine mobile à l’épreuve du 6 février 1934, Maisons-Alfort, SHGN, 2003, 189 p.
Jean-Noël Luc (dir.), Histoire de la maréchaussée et de la gendarmerie. Guide de recherche, Maisons-Alfort, SHGN, 2005, p. 64.
Georges Philippot (général), « D’une militarité de statut à une militarité d’emploi », conférence du 6 avril 2004, Paris IV, dans le cadre du séminaire « Gendarmerie, identité nationale et régulation sociale ».
Besson (général), Pierre Rosière, Gendarmerie nationale, Paris, Xavier Richer, 1982, pp. 240-241.
Note de l’EMA n° 358 1/EMA, 1er bureau, Paris, 7 septembre 1939, sur la répartition et regroupement des effectifs de la GRM, SHD-DAT, 7 N 2463.
Besson (général), Encyclopédie de la gendarmerie, volume 2, SPE-Barthelemy, 2005, p. 60.
Historique du 4° groupe de la 7° légion de la GRM, n° 692, du 17 juillet 1941, SHD-DAT, 34 N 1121.
Rapport n° 473/3, du lieutenant Duval, ex-commandant du PM 515, sur l’activité du PM 515, durant la campagne de 1939-1940, La Flèche, le 8 août 1941, SHD-DAT, 34 N 1121.
Rapport n° 113-2/D, du capitaine Poulain, sur l’action de la gendarmerie de la 6° compagnie de la 7° légion de la GRM, Saint-Pourçain, 16 août 1941, SHD-DAT, 34 N 1121.
Rapport n° 466, du capitaine Coulin, sur l’utilisation de la 3° compagnie de la 7° légion de la GRM comme unité combattante au cours de la guerre 1939-1940, Pontoise, le 7 août 1941, SHD-DAT, 34 N 1121.
Rapport du Capitaine Ventrillard, ex-commandant de la 11e compagnie de la 4° légion de la GRM, sur l’emploi de cette unité (1939-1940), 23 août 1941, SHD-DAT, 34 N 1121.
Rapport de l’adjudant Zingraff sur les opérations auxquelles il a participé avec la 3° compagnie de la 7° légion de GRM, Vichy, 20 août 1941, SHD-DAT, 34 N 1121.
Emmanuel HORNY