La 4° Légion de la Garde Républicaine Mobile est créée par la circulaire n° 19147 du 13 mai 1929. Elle est affectée à la 20° Région militaire, et son état-major est stationné à Nancy, avec des pelotons cantonnés au fort de Frouard. En 1932, elle est commandée par le Col HURIET.(1)
Insigne de la 4° LGRM Lors de sa création, la 4° LGRM intègre en son sein des pelotons issus de la 1° LGRM.
En 1929, les compagnies de la 4° LGRM se répartissent comme suit 2 :
1°Groupe : Nancy
1° Cie Nancy
2° Cie Neufchâteau
3° Cie Bruyères
2°Groupe : Strasbourg
4° Cie Strasbourg
5° Cie Baccarat
6° Cie Baccarat puis Phalsbourg
3°Groupe : Strasbourg
7° Cie Dieuze
8° Cie Saint-Avold
Dépendant des programmes immobiliers, l’implantation des unités s’échelonne progressivement. De 1929 à 1934, les compagnies sont stationnées dans divers secteurs.
La réaffectation des casernements libérés par la dissolution de régiments permet l’installation des premiers pelotons mobiles. Durant les années 1930, des casernes adaptées aux unités sont construites, offrant des logements individuels pour les célibataires et des appartements pour les familles.
Le Génie réaménage d’ancien bâtiment comme le Quartier Verlin à Dieuze qui deviendra après réaménagement le Quartier Boussat. La 9° Compagnie de Saint-Avold, avec ses trois pelotons à cheval, puis la 10° Cie de Forbach, sont installées dans d’anciens casernements allemands datant de la première annexion, renommés Quartier Lahitolle et Quartier Rapp. Contrairement au Quartier Boussat de Dieuze, ces sites ne feront l’objet d’aucun programme de restructuration d’envergure. 3
Chaque compagnie, commandée par un capitaine, comprend trois pelotons, à pied ou à cheval. Ceux-ci sont dirigés par un sous-lieutenant ou un adjudant-chef.
Les pelotons à pied portent un numéro pair, tandis que ceux à cheval portent un numéro impair.
Un peloton à cheval compte 40 sous-officiers, dont un adjudant et trois maréchaux des logis-chefs, ainsi que 39 chevaux (le conducteur de la camionnette étant démonté) 4
Son armement comprend :
Fusil-mitrailleur FM 24/29
Mousqueton Lebel mod. 1892 ou 1892 M16 (cal. 8 mm)
Pistolet mod. 1892 (cal. 8 mm), sous licence Colt ou Smith & Wesson
Sabre de cavalerie mod. 1822
Grenades
Outre les chevaux, le peloton dispose d’une camionnette bâchée, remplacée vers 1937-1938 par un car aménagé.
Le peloton à pied comprend :
Un garde secrétaire
Deux automobilistes
Un infirmier
Deux trompettes
Quatre cyclistes
En revanche, le peloton à cheval ne compte aucun cycliste, mais inclut :
Deux maréchaux-ferrants
Un aide maréchal-ferrant
Les principes d’action de la GRM sont définis par l’Instruction confidentielle sur le maintien de l’ordre du 1er août 1930.
L’article 1° précise notamment que : « L’action des troupes de gendarmerie dans le maintien de l’ordre est des plus complexes et doit rester d’une souplesse qui ne se prête pas à une réglementation étroite ».
La GRM participe aux manœuvres annuelles dans les camps militaires régionaux, où elle effectue des exercices de combat en groupe ou en peloton, ainsi que des séances de tir avec diverses armes (mousqueton, mitrailleuse, canon, mortier, etc.).
Des officiers, gradés et gardes peuvent être détachés dans des corps de troupe pour commander des unités lors de ces exercices. Chaque année, des commissions d’examen évaluent les résultats et délivrent les certificats et brevets de chef de peloton et de section. La GRM contribue également à l’instruction des réserves.
Dès 1927, en raison de la réduction des effectifs de l’armée, elle se voit confier la préparation militaire, avec la création des « éducateurs pré et post-régimentaires ».
Dans les années 1930, les pelotons de la 4° LGRM effectuent de nombreux déplacements en métropole, notamment pour la protection de la frontière espagnole et lors des grèves dans le nord de la France.
La remilitarisation de la Rhénanie, le 7 mars 1936, entraîne la disparition de la zone tampon entre la frontière franco-allemande et les régions allemandes militarisées. Les compagnies frontières de la GRM sont alors intégrées au nouveau dispositif de couverture, devenant l’élément avancé de la Ligne Maginot.
Une directive ministérielle, suivie d’une note de l’État-Major le 15 décembre 1936, autorise l’emploi des réservistes frontaliers pour renforcer les pelotons frontières de la Garde républicaine mobile et permettre leur dédoublement en cas de mobilisation. Chaque peloton donne alors naissance à une compagnie de gardes frontaliers.
Durant cette période, son implantation évolue et ses effectifs augmentent 6. La 4°LGRM comporte 14 compagnies rassemblant 47 pelotons :
Document 140203 non trouvé ou invalide
Les pelotons de la 4° LGRM assureront leurs missions sur les 5 secteurs fortifiés du nord-est de la France.
Fin août 1939, la 4° LGRM mobilise ses gardes frontaliers, occupe ses blockhaus, met sur pied ses compagnies frontières et assure la première couverture du dispositif français.
L’implantation de ses pelotons est la suivante à la veille de la rentrée en guerre de la France:
10° Cie 4° LGRM 7 : Cne ROBIN puis Lt NIVET le 10 novembre 1939 -Cantonnement à Forbach>
9° Cie 4° LGRM 8 : Cne BESSON -Cantonnement Forbach
12° Cie 4° LGRM 9 Cne FELD - PC Ferme de Hermeskappel
7° Cie 4° LGRM 10 Cne GIRY - PC à Ferme de Neukirch
Chef de Corps : Cba CHATAIN Cantonnement à Windersheim
15° Cie 4° LGRM – Secteur de Bitche 11 Cne CUNY
6° Cie 4° LGRM-Phalsbourg 12 / 16 Cne CANN
11° Cie 4° LGRM 13 Cne VENTRILLARD Basée à Wissembourg
3° Cie PM 89 4° LGRM - Lt BESCOND - Sous-Secteur de Soufflenheim
8° Cie Cie 4° LGRM 13 Cne DIDOT
1) http://aladr.free.fr/quartier/quartier.html
2) http://tenuebleugendarme.free.fr/
3) http://garde.rep.mobile.57.free.fr/implantation.html
4) http://tenuebleugendarme.free.fr/
5) Revue Historique des Armées, La Gendarmerie Mobile Colonel Franque
6) garde.rep.mobile.57.free.fr/repargrm39.htm
7) Rapport de l’Adjc VALENTIN du 18 août 1941, SHD 34N11212
8) Rapport de Lt FRUMIN du 22 août 1941, SHD 34N11212
9) Rapport du Cne FELD du 18 août 1941, SHD 34N11212
10) Rapport du Cne GIRY du 13 août 1941, SHD 34N11212
11) Rapport du Cne CANN du 11 août 1941, SHD 34N11212
12) Rapport du Lt PENEAUX du 10 août 1941, SHD 34N11212
13) Rapport du Cne VENTRILLARD du 21 juillet 1941, SHD 34N11212
Emmanuel Horny